TDAH chez l'enfant et l'adolescent : comprendre les difficultés scolaires, le stress et les solutions concrètes

Ton enfant est intelligent… alors pourquoi tout semble si compliqué ?
Ton enfant connaît parfois parfaitement ses leçons.
Pourtant, il oublie ses affaires, perd le fil en classe, commence dix choses à la fois sans les terminer ou semble constamment dans la lune.
À la maison, les devoirs deviennent source de tensions. Les rappels se répètent. Les conflits s'installent parfois.

Et plus les remarques s'accumulent, plus le stress et le manque de confiance en soi prennent de la place.
Derrière ces comportements que beaucoup interprètent comme de la paresse, un manque de motivation ou un manque de volonté, il peut parfois se cacher un Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH).
Comprendre ce qui se joue vraiment est souvent la première étape pour aider un jeune à retrouver confiance et sérénité dans sa scolarité.
Besoin d'y voir plus clair ?
Tu te demandes si les difficultés de ton enfant sont liées au stress, à un manque de confiance en lui ou à un trouble de l'attention ?
Je propose un rendez-vous découverte gratuit de 30 minutes pour faire le point sur sa situation et identifier les pistes les plus adaptées à ses besoins.
Comment détecter un TDAH ?
Pour le dépistage du trouble de l'attention, le questionnaire de Conners (accessible sur le site de l'Association Française de Pédiatrie Ambulatoire) constitue une première étape intéressante.
Il doit être complété par les parents ainsi que par les enseignants ou éducateurs qui accompagnent l'enfant au quotidien.
Même si un médecin peut suspecter un TDAH face aux trois manifestations principales que sont l'inattention, l'impulsivité et l'hyperactivité, seul un professionnel formé peut poser un diagnostic.

Le diagnostic du TDAH est généralement réalisé par un pédopsychiatre, un neuropédiatre ou un neuropsychologue.
Grâce à une évaluation complète, le professionnel pourra déterminer si les difficultés observées correspondent effectivement à un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité.
TDAH : qu'est-ce que c'est exactement ?
Le TDAH est un dysfonctionnement d’une partie du cerveau (le lobe préfrontal situé au niveau du front). Cette partie du cerveau est impliquée dans les fonctions exécutives, les fonctions de régulation :
Inhibition : capacité à filtrer / sélectionner, à renoncer / réprimer, c’est-à-dire être capable de s’empêcher de…, de différer ;
Planification : anticiper, élaborer une stratégie, par exemple s’organiser pour faire un Devoir Maison dans les temps ;
Flexibilité mentale : s’adapter, initier une stratégie nouvelle, autrement dit être capable de passer d’une idée à l’autre ;
Mémoire de travail : manipuler mentalement des informations, soit appliquer une double ou triple consigne.
Définition scientifique de l’hyperactivité
C’est une instabilité motrice et une agitation irrépressible.
Ce défaut de contrôle – ce n’est en aucun cas un défaut d’éducation - envahit le travail mais aussi l’activité de l’enfant au quotidien.
L’enfant doit fournir un effort considérable pour s’empêcher de bouger et il n’y arrive que quelques minutes car c’est plus fort que lui !
Il n’a donc pas l’intention d’attirer l’attention sur lui, même si c’est ce qui arrive fréquemment !
Chez les filles, l'hyperactivité est parfois moins visible que chez les garçons. Au lieu de se manifester principalement par une agitation physique, elle peut prendre la forme d'une agitation mentale : elles réfléchissent sans cesse, anticipent, analysent, s'inquiètent ou passent beaucoup de temps dans leurs pensées.

Les troubles de l’attention avec hyperactivité
Les troubles du déficit d’attention sont un trouble du développement neuronal.
Il touche environ 5,5% des enfants et 3 à 4% des adultes dans le monde.
Ces 3 caractéristiques essentielles sont
L’inattention
L’impulsivité
L’hyperactivité
Souvent le TDAH s’accompagne de difficultés à gérer les émotions et l’enfant peut très vite monter dans les tours.
Chez les filles, l’hyperactivité intérieure est souvent moins repérée par l'entourage, ce qui peut retarder l'identification du TDAH.

Les troubles associés au TDAH
Les troubles de l’attention sont parfois accompagnés d’autres troubles.
On retrouve les troubles DYS : dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie ; mais également les troubles d’opposition TOP et les troubles de la régulation des émotions.
Physiologiquement, la raison est simple : les aires frontales du cerveau (néocortex) sont en relation avec les aires qui régulent les émotions (système limbique).
Dans les faits, comme ce sont tous des troubles des fonctions supérieures du cerveau, il serait plus juste de parler de syndrome (= ensemble de symptômes) dysexécutive, qui se manifeste via différents aspects, dont le TDAH, les DYS, les TOP ou le TSA (trouble du spectre autistique).

Lorsqu’un enfant présente plusieurs troubles DYS, on a tendance à considérer qu’il est multi DYS, mais il serait plus juste de dire qu’il souffre de troubles des fonctions exécutives (à confirmer par une consultation chez un neuropsychologue).
Comment se manifeste le TDAH au quotidien ?
Un jeune présentant un TDAH aura tendance à être facilement distrait par un bruit ou un bavardage dans la classe ou à l’extérieur (déficit de l’attention focalisée).
Il a aussi tendance à oublier fréquemment ses affaires ; celles-ci sont souvent mal rangées, abimées et les cahiers sont souvent mal tenus (feuilles non collées, déchirées, sales…).
Ce peut être aussi un enfant dans la lune – souvent qualifié de rêveur. Ces enfants ne sont pas facilement repérés par les enseignants, car ils sont discrets : ils ont juste décroché des explications données (déficit de l’attention soutenue) mais ne perturbent pas la classe.

On retrouve aussi dans ce trouble la difficulté à se repérer dans le temps, en particulier, lorsque les consignes sont multiples.
Pendant des années j’ai répété les consignes de retour de l’école ou du parc : nettoyer ses chaussures sur le paillasson, mettre ses chaussons, ranger son manteau puis se laver les mains ; jamais mon fils qui présente un TDAH (encore aujourd’hui à l'âge adulte), n’a réussi à retenir toutes ces consignes ! Ce n’est que lorsque que je les ai affichées sous forme de dessin puis de phrases qu’elles ont été mieux suivies (pas de miracle tout de même, si quelque chose attire son attention, il arrêtera immédiatement ce qu’il fait !).
De plus, un adolescent présentant un TDAH répond de façon intempestive (impulsivité verbale), a des difficultés à se contrôler et ne sait pas maintenir son attention (facilement distractible) pour réagir au bon stimulus et au bon moment.
De sorte que ses résultats scolaires sont très hétérogènes. Il fait aussi souvent des fautes d’étourderies pendant les évaluations, qu’il répète car il n’apprend pas de ses erreurs !
En revanche, lorsqu’il est très concentré sur une activité qui lui plait, il n’est souvent pas capable de passer à autre chose : la douche peut bien attendre ! D’ailleurs, souvent, il ne t’a même pas entendu l’appeler pour passer à table (déficit de l’attention divisée), il peut même te répondre « oui, oui » pour avoir la paix, sans même s’en souvenir !!
Quant à l’enfant hyperactif, il est infatigable et usant pour son entourage !
TDAH et difficultés scolaires : pourquoi certains jeunes perdent leurs moyens ?
Le TDAH ne se limite pas à une difficulté de concentration.
À force d'entendre qu'il est distrait, qu'il ne fait pas assez d'efforts ou qu'il pourrait mieux faire, un jeune peut progressivement perdre confiance en ses capacités.

Certains finissent par travailler beaucoup plus que les autres pour obtenir les mêmes résultats.
D'autres évitent les situations qui les mettent en difficulté.
Dans les deux cas, le stress scolaire prend souvent une place importante.
C'est d'ailleurs ce stress qui pousse parfois les parents à consulter : non pas parce que leur enfant manque de capacités, mais parce qu'il souffre de ne pas réussir à montrer tout ce dont il est capable.
Pourquoi le TDAH est-il si fatigant pour certains enfants et adolescents ?
Il existe 3 sortes d’attentions, dont nous avons besoin au quotidien :
L’attention focalisée : sélectionner l’information à traiter en priorité en conservant la qualité de la vigilance ;
L’attention divisée : partager son attention entre plusieurs activités ;
L’attention soutenue : maintenir son attention sur une longue durée sans baisse de la qualité d’attention.
Pour un enfant souffrant de TDAH, maintenir son attention peut être extrêmement fatiguant !
Il n’est donc plus capable en rentrant de cours de faire ses devoirs, ni même de suivre une simple consigne, ce qui peut créer incompréhension et stress.

TDAH et stress scolaire : un cercle souvent méconnu
Le TDAH et le stress s'alimentent souvent mutuellement.
Les difficultés d'attention entraînent des oublis, des erreurs d'étourderie ou des résultats en dents de scie.
Ces difficultés génèrent alors du stress, de la frustration et parfois un sentiment d'échec.

À leur tour, le stress et l'anxiété perturbent encore davantage l'attention, la mémoire de travail et les capacités d'organisation.
Le jeune peut alors avoir l'impression qu'il travaille beaucoup sans obtenir les résultats qu'il mérite.
Comprendre ce mécanisme permet souvent de changer de regard sur ses difficultés et d'agir de façon plus adaptée.
Faut-il sévir ?
Il est important de rappeler que l’enfant n’a pas la volonté de mal faire. Les punitions ne sont donc d’aucun secours.
Il est important aussi en tant que parent de déculpabiliser et d’être patient, car oui tu vas devoir répéter de nombreuses fois les consignes !!
C’est pourquoi, si ton enfant est concerné par le TDAH, il est important de rencontrer son enseignant pour lui expliquer les difficultés rencontrées. Et il peut être mis en place des mesures d’accompagnement (Projet Personnalisé de Scolarisation, Plan d’Action Personnalisé…).

Il est important que ton enfant comprenne que ce n’est pas sa faute.
Il est essentiel de déculpabiliser l’enfant pour restaurer son estime de soi, qui flanche à chaque fois qu’il n’arrive pas à faire comme attendu car c'est très stressant pour lui de se rendre compte qu'il n'arrive pas à répondre aux attentes de ses parents, de ses enseignants...
Il faut en revanche lui expliquer qu’il peut compenser avec des petites astuces, avec votre aide quand il est encore petit, pour le rendre responsable de son mieux-être, le rendre autonome.
Quelles solutions mettre en place à la maison ?
Il est très important de responsabiliser l’enfant sur ce qu’il peut mettre en place par lui-même.
Quand mon fils était petit, il avait un minuteur en forme de robot pour savoir la durée dont il disposait pour apprendre une leçon avant de se détendre quelques instants. Cela n’a malheureusement pas fonctionné longtemps car sa curiosité l’a poussé à le démonter pour comprendre son fonctionnement !

Plus tard, tu peux afficher dans sa chambre la routine du matin et du soir … pour peu qu’il la regarde.
Tu l’auras compris, il existe de nombreuses astuces possibles, mais l’essentiel est de trouver celles qui lui conviennent.
Quelles solutions mettre en place en milieu scolaire ?
Souvent, le bulletin scolaire mentionne « ne se concentre pas » ; si tu savais le nombre de fois où j’ai lu ces mots dans les carnets de mon fils et dans ceux d’autres jeunes lors des conseils de classes !!
Le souci, c’est qu’une fois que c’est dit et écrit, on fait quoi ?
Evidemment, les classes à petit effectifs sont à privilégier et la salle unique préférable au collège, ce qui représente moins de stress et d’insécurité pour l’élève.
L’idéal est une classe avec très peu de distracteurs (comme des affiches sur les murs et autre fresques). C’est ce que mettent en place certaines écoles spécialisées dans l’accompagnement des ces enfants.
Mais lorsque ce n’est pas possible, une solution efficace pour l’isoler du bruit ambiant, pourrait être un casque anti-bruit pendant une évaluation écrite.
La position de l’élève dans la classe a aussi son importance ; mon fils apprenait mieux en étant assis à une table individuelle, devant, près du bureau de l’enseignant qui pouvait ainsi facilement le solliciter pour reconcentrer son attention sur la tâche à faire, en faisant un petit geste convenu entre eux.
En ce qui concerne l’organisation du travail, le secret est la gestion du temps ; j’ai déjà évoqué le timer, mais surtout il faut créer un séquencement des activités avec des temps de travail très courts : 20 minutes de travail, 5 minutes de repos (où l’enfant se détend la tête entre les bras posés sur la table).
La fiche de procédure permet aussi à l’enfant distrait de savoir ce qu’il a à faire. Cette fiche est à construire avec l’enfant ; par exemple comment préparer son sac la veille au soir sans rien oublier grâce à l’agenda ; comment se mettre au travail et répondre à la consigne d’un exercice de maths ou de rédaction…
Pour les enfants hyperactifs, leur attribuer un rôle qui leur permette de bouger est valorisant (distribuer un courrier, ouvrir les fenêtres…).
Pour ces enfants, certaines adaptations peuvent être mise en place par l’établissement, pour peu que la direction y soit favorable : assise dynamique de type coussin, ballon, chaise qui se balance…

Il peut être efficace aussi de passer un contrat avec l’enfant : 1 point vert quand le comportement attendu est réussi (ex : ne pas parler de façon intempestive) et 5 ou 10 points (selon la difficulté d’atteindre le comportement) lui donne une récompense à court terme et rapide : passer en premier à la cantine, effacer le tableau… Il est important que l’enseignant fasse un retour oral immédiat – feedback positif uniquement- lorsque le comportement est approprié, même si c’est minime. Ce contrat peut être assorti de points négatifs, mais dans ce cas, on peut estimer que le contrat est rempli pour 5 comportements positifs et 1 comportement négatif. Dans tous les cas, pour que l’enfant s’implique, il doit se sentir en capacité de répondre au contrat et suffisamment stimulé par la récompense. Le contrat peut être revu et sa difficulté augmentée au fur et à mesure que l’enfant, grâce à l’enseignant, prend conscience qu’il peut y arriver.
Et bien sûr, lorsque leur comportement en classe n’a pas été satisfaisant, ne surtout pas les priver de récréation !
Mais les petits outils – appelés fidgets- peuvent aussi aider l’enfant à se concentrer.
Toutes les astuces évoquées ci-dessus sont bien sûr applicables aussi à la maison !
Attention, pour le contrat, la récompense ne doit pas être de l’argent (discuter avec l’enfant d’une récompense stimulante pour lui : sortie au parc, un court épisode de dessin animé…)
TDAH et confiance en soi : comment l'aider à ne pas se définir par ses difficultés ?
Lorsqu'un jeune comprend enfin pourquoi certaines choses lui demandent davantage d'efforts qu'aux autres, un changement important peut s'opérer.

Il cesse progressivement de se définir par ses difficultés.
Il peut alors commencer à développer une image plus juste de lui-même, s'appuyer sur ses forces et retrouver davantage de confiance.
Car le TDAH n'est pas un manque d'intelligence.
Ce n'est pas un manque de volonté.
Et ce n'est certainement pas un défaut d'éducation.
C'est un fonctionnement particulier qui mérite d'être compris et accompagné.
Quelle prise en charge du TDAH ?
Avant toute chose, il est important d’avoir une vision globale des difficultés que rencontre l’enfant pour identifier les troubles associés et la prise en charge la plus appropriée : psychomotricien ergothérapeute, orthothérapeute, orthophoniste, sophrologue …
Il n'existe pas une solution unique qui fonctionne pour tous les jeunes.
Chaque enfant possède son propre fonctionnement, ses forces, ses fragilités et ses stratégies.
L'objectif n'est pas de lui demander de fonctionner comme les autres, mais de l'aider à comprendre comment il fonctionne afin qu'il puisse développer ses propres outils de compensation.
La médication est-elle une solution ?
Le traitement par le médicament le plus répandu est la Ritaline, commercialisée depuis 1974 donc l’accès est très contrôlé – il n’est délivré à l’enfant qu’avec un suivi par un pédopsychiatre - mais qui soulève une grosse résistance en France. La BD de Emma « Lucine et Enzo », permet de porter un nouveau regard sur les troubles de l’attention avec hyperactivité et la médication.

Son principe actif agit sur un neurotransmetteur – la dopamine – en bloquant son transfert vers les synapses des neurones, ce qui permet de diminuer l’agitation et d’augmenter les capacités d’attention. Son efficacité a été mesurée : 90% de bon résultats.
Mais comme tout médicament, ce médicament présente quelques effets secondaires comme la perte de l’appétit et un faible temps d’action (quelques heures), ce qui contraint à le prendre juste avant d’aller en classe.
Il n’a aucun effet d’accoutumance mais il doit être évité chez toute personne présentant un trouble anxieux généralisé (TAG). Dan ce cas, les thérapies cognitives et comportementales sont préférables.
Enfant TDAH = adulte TDAH ?
Comme on l’a vu, le TDAH peut disparaitre en grandissant au fur et à mesure de la maturation cérébrale. Toutefois, de nombreux adultes peuvent être concernés sans le savoir !
Selon le degré d’incidence dans la vie quotidienne, il peut être important, de mettre en place dès l’enfance une prise en charge par la Maison Des Personnes Handicapées (en France) ce qui peut permettre une prise en charge financière (en partie) et humaine (si l'enfant à besoin d'une auxiliaire de vie scolaire).
A l'age adulte, la reconnaissance d'adulte handicapé peut présenter un avantage à l'embauche pour le futur employeur ; cela lui permet de mieux comprendre les difficultés et les adaptations de postes nécessaires.
Pour mon fils, qui a refusé d’être « étiqueté » personne en situation de handicap, il a simplement informé son employeur (dans le cadre de son alternance) des difficultés qu’il rencontrait et il a eu la chance d’avoir une personne à son écoute
FAQ : les questions fréquentes sur le TDAH
Mon enfant est-il simplement stressé ou présente-t-il un TDAH ?
Certains comportements peuvent se ressembler : difficultés de concentration, oublis, agitation ou perte de moyens. Le stress peut parfois accentuer des difficultés déjà présentes ou provoquer des symptômes proches du TDAH. Seule une évaluation réalisée par un professionnel permet de poser un diagnostic fiable et d'identifier les besoins réels du jeune.
Quels sont les signes d'un TDAH chez un adolescent ?
Le TDAH peut se manifester de différentes façons selon les jeunes. Certains ont du mal à rester concentrés, oublient régulièrement leurs affaires ou peinent à s'organiser. D'autres sont impulsifs, coupent la parole ou ont besoin de bouger constamment. Chez les adolescents, les difficultés scolaires, le manque de confiance en soi et le stress sont souvent les premiers signes qui alertent les parents.
Le TDAH peut-il provoquer du stress scolaire ?
Oui. Lorsqu'un jeune doit fournir davantage d'efforts pour rester concentré, s'organiser ou terminer son travail, il peut rapidement se sentir en difficulté. À force d'accumuler les remarques, les oublis ou les résultats irréguliers, le stress scolaire peut s'installer. Ce stress aggrave alors souvent les difficultés d'attention, créant un cercle vicieux.
Un enfant TDAH est-il forcément hyperactif ?
Non. Contrairement aux idées reçues, tous les enfants présentant un TDAH ne sont pas hyperactifs. Certains sont surtout inattentifs : ils semblent dans la lune, oublient facilement les consignes ou décrochent pendant les explications. Ces profils sont parfois plus difficiles à repérer car ils perturbent peu leur environnement.
Le TDAH disparaît-il à l'âge adulte ?
Chez certains jeunes, les symptômes diminuent avec la maturation du cerveau. Chez d'autres, certaines difficultés persistent à l'âge adulte, notamment dans l'organisation, la gestion du temps ou l'attention. Cependant, de nombreux adultes développent des stratégies efficaces qui leur permettent de compenser leurs difficultés et de s'épanouir pleinement dans leur vie personnelle et professionnelle.
Comment aider un jeune TDAH à retrouver confiance en lui ?
La première étape consiste à lui faire comprendre que ses difficultés ne sont ni un manque d'intelligence ni un manque de volonté. Valoriser ses réussites, l'aider à identifier ses forces et mettre en place des stratégies adaptées à son fonctionnement sont essentiels. Plus un jeune se sent compris, plus il peut retrouver confiance en lui et développer son potentiel.
Conclusion
Le TDAH ne définit pas un jeune.
Il explique certaines difficultés, mais il ne résume ni ses capacités ni son potentiel.
Lorsqu'il est compris et accompagné, un enfant ou un adolescent présentant un TDAH peut développer ses propres stratégies, retrouver confiance en lui et réussir sa scolarité.
L'enjeu n'est pas de lui demander d'être comme les autres, mais de l'aider à comprendre son fonctionnement pour avancer avec ses forces.
Les difficultés d'attention, l'impulsivité ou l'hyperactivité ne sont pas des choix.
Plus un jeune est compris tôt, plus il peut développer des stratégies adaptées, réduire son stress scolaire et retrouver confiance en lui.
Et si, avant de juger les comportements d'un jeune, nous cherchions d'abord à comprendre ce qu'il vit intérieurement ?
👉 Réserve un rendez-vous découverte gratuit de 30 minutes et faisons le point ensemble sur la situation de ton enfant.
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